Une éducation portugaise
A l'heure où l'on en viendrait à regretter Chirac et sa ménagerie de rongeurs, mulots, musaraignes et rats gondins de tous poils, qu'il voulait implanter dans chaque école, l'éducation portugaise prend une longueur d'avance sur la France. Il y a quelques années, je déplorais que les fonds européens ne soient consacrés qu'aux infrastructures touristiques, autoroutes et projets urbains, principalement dans le sud, en Algarve, au lieu de servir au développement du système scolaire et de la santé.
Mais voilà, chez un de mes beaux-frères, j'ai découvert que ses filles d'un peu moins de dix ans avaient possibilité, comme tout élève de l'enseignement public de se procurer des ordinateurs portables pour 80 €. Mieux, si les parents ne sont pas imposables, le prix tombe à 30 €. Les gamins du privé payent le prix fort, 300 €, ce qui n'est que justice. Ce sont de très jolies petites machines, qui permettent de manipuler textes et images, de se relier à internet, et dotées d'une interface utilisateur adapté à l'âge tendre. Pas des jouets.
Alors, une question à ce pauvre Darcos. Pourquoi, lui qui se veut à la pointe du progrès, se refuse-t-il à instaurer le même dispositif en France ? Certes, notre pays est au bord de la faillite. Mais si le Portugal le fait, peut-être pourrait-on ponctionner quelques millions sur les milliards distribués aux banques et aux patrons pour aider à l'entrée dans le vingt-et-unième siècle des écoles publiques.
Mais non, à l'évidence, le Darcos préfère privilégier les écoles privées, celles sous le contrôle des églises et de la bourgeoisie. Il multiplie les avantages à leur profit et laisse végéter la seule véritable école libre, celle de la République. Même la droite, ici au pouvoir, à Lisbonne n'ose aller aussi loin dans l'injustice.
Comments
Mais oui ...
Je te souhaite ainsi qu'à Marina et vos proches, une trés heureuse fin d'année.
Amitiés
Merci
A toi aussi et a tes proches